Qu’entend-t-on par biodiversité cultivée ?


L’émergence de la biodiversité cultivée

Les humains, devenus très progressivement agriculteurs, ont toujours eu une relation très intime avec les plantes sauvages, domestiques puis cultivées qui les nourrissaient, de sorte qu’elles ont littéralement co-évoluées avec les communautés et leurs pratiques culturelles. Les êtres humains étaient un vecteur de propagation et de sélection parmi d’autres.

Tout en se mélangeant au gré des rencontres et des échanges, par croisement de proche en proche (le pollen issu du voisin), par hybridation avec la flore sauvage, ou par mutation accidentelle, ces populations de plantes se sont progressivement adaptées à chaque terroir et à chaque usage, puis ont continuellement été sélectionnées pour plus de facilité de cueillette et de conservation, pour hypertrophier certains organes nutritifs ou en réduire la toxicité. Leur descendance la plus fameuse et la plus adaptée aux conditions de culture était reconnue pour ses qualités et multipliée.

La transmission des semences et l’usage des plantes constituaient alors une grande part de la culture humaine et étaient, à ce titre, l’objet de rituels d’apprentissage et de partage. Les plantes cultivées constituaient de fait le résultat et le support d’une évolution culturelle dans tous les sens du terme.

Les variétés d’aujourd’hui sont le fruit de cette évolution de plusieurs milliers d’années. Transmettre une graine, c’est donc avant tout transmettre une histoire, et comme toutes les histoires, elle mérite d’être contée, transmise et de pouvoir être continuée.

à suivre…

 

 

 

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